Volubilis

Ballade des pendus

Tout d'même une autre gueule que le Pater...

Ballade des pendus
François Villon


http://volubilis.jubiiblog.fr/upload/pendus2.JPG
(Illustration Guy Michel)


Frères humains qui après nous vivez,
N'ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres ayez,
Dieu en aura plus tôt de vous merci.

Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop nous avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous les os, devenus cendre et poudre.
[quote]De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Si frères nous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique nous fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis ;
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernal foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !


La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis ;
Pies, corbeaux, nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis ;
Puis ça, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dès à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !


Prince Jésus, qui sur tous a maîtrie
Garde qu'Enfer n'ait sur nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ni que soudre.
Homme, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre
!

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Le Conte chaud et doux des Chaudoudoux

http://volubilis.jubiiblog.fr/upload/chaudoudoux.jpgLE CONTE CHAUD ET DOUX DES CHAUDOUDOUX
(Claude Steiner, 1984, illustrations : PEF !)




Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux. Ils s'appelaient Timothée et Marguerite et avaient deux enfants, Charlotte et Valentin. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d'amis. Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque là.

Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein de chaudoudoux. Je ne peux pas dire combien il y en avait dans ce sac car on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu'une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudoudoux. Les chaudoudoux étaient très appréciés. Chaque fois que quelqu'un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout.

Ceux qui n'en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même ils en mourraient. En ce temps-là, c'était facile de se procurer des chaudoudoux. Lorsque quelqu'un en avait envie, il s'approchait de toi et te demandait : "Je voudrais un chaudoudoux !" Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudoux de la taille d'une main de petite fille. Dès que le chaudoudoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s'épanouir en un grand et moelleux chaudoudoux. Tu le posais alors sur l'épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps.

Les gens n'arrêtaient pas d'échanger des chaudoudoux et, commes ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l'on en voulait. Du coup, presque tout le monde vivait heureux et se sentait chaud et doux.

Je dis "presque", car quelqu'un n'était pas content de voir les gens échanger des chaudoudoux. C'était la vilaine sorcière Belzépha. Elle était même très en colère. Les gens étaient tous si heureux que personne n'achetait plus ses philtres ni ses potions. Elle décida qu'il fallait que cela cesse et imagina un plan très méchant.

Un beau matin, Belzépha s'approcha de Timothée et lui parla à l'oreille tandis qu'il regardait Marguerite et Charlotte jouer gaiement. Elle lui chuchota : "Vois-tu tous les chaudoudoux que Marguerite donne à Charlotte ? Tu sais, si elle continue comme cela, il n'en restera plus pour toi !" Timothée s'étonna : "Tu veux dire qu'il n'y aura plus de chaudoudoux dans notre sac chaque fois que l'on en voudra un ?" "Absolument, répondit Belzépha, quand il n'y en a plus, c'est fini !" Et elle s'envola en ricanant sur son balai. Timothée prit cela très au sérieux, et désormais, lorsque Marguerite faisait don d'un chaudoudoux à quelqu'un d'autre que lui, il avait peur qu'il ne lui en reste pas.

Et si la sorcière avait raison ? Il aimait beaucoup les chaudoudoux de Marguerite, et l'idée qu'il pourrait en manquer l'inquiétait profondément, et le mettait même en colère. Il se mit à la surveiller pour ne pas qu'elle gaspille les chaudoudoux en en distribuant trop aux enfants ou à n'importe qui. Puis il se plaignit chaque fois que Marguerite donnait un chaudoudoux à quelqu'un d'autre que lui. Comme Marguerite l'aimait beaucoup, elle cessa d'offrir des chaudoudoux aux autres et les garda pour lui tout seul. Les enfants voyaient tout cela, et ils pensaient que ce n'était vraiment pas bien de refuser des chaudoudoux à ceux qui vous en demandaient et en avaient envie. Mais eux aussi commencèrent à faire très attention à leurs chaudoudoux. Ils surveilaient leurs parents attentivement, et quand ils trouvaient qu'ils donnaient trop de chaudoudoux aux autres, ils s'en plaignaient. Ils étaient inquiets à l'idée que leurs parents gaspillent les chaudoudoux.

La vie avait bien changé ! Le plan diabolique de la sorcière marchait ! Ils avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu'ils plongaient la main dans leur sac, ils le faisaient de moins en moins et devenaient chaque jour plus avares. Bientôt tout le monde remarque le manque de chaudoudoux, et tout le monde se sentit moins chaud et doux. Les gens s'arrêtèrent de sourire, d'être gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils mouraient du manque de chaudoudoux. Ils allaient de plus en plus souvent acheter des philtres et des potions à la sorcière. Ils savaient que cela ne servait à rien, mais ils n'avaient pas trouvé autre chose ! Le situation devint de plus en plus grave. Pourtant, la vilaine Belzépha ne voulait pas que les gens meurent. Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien lui acheter.
Alors elle mis au point un nouveau plan.

Elle distribua a chacun un sac qui ressemblait beaucoup à un sac de chaudoudoux, sauf qu'il était froid, alors que celui qui contenait les chaudoudoux était chaud. Dans ces sacs; Belzépha avit mis des froids piquants. Ces froids piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c'était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. A partir de ce moment-là, lorsque quelqu'un disait : "Je voudrais un chaudoudoux", ceux qui craignaient d'épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient : "Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux mais voulez-vous un froid-piquant ?" Parfois, deux personnes se recontrainet en pensant qu'elles allaient d'offrir des chaudoudoux, mais l'une d'elles changeait soudain d'avis, et finalement elles se donnaient des froids-piquants. Dorénavant, les gens ne mouraient presque plus, mais la plupart était malheureux, avaient froid et étaient hargneux. Le vie devint encore plus difficile ! Les chaudoudoux, qui au début étaient disponibles comme l'air que l'on respire, devinrent de plus en plus rares. Les gens auraient fait n'importe quoi pour en obtenir. Avant l'arrivée de la sorcière, ils se réunissaient souvent par petits groupes pour échanger des chaudoudoux, se faire plaisir sans compter, sans se soucier de qui offrait ou recevait le plus de chaudoudoux. Depuis le plan de Belzépha, ils restaient par deux et gardaient les chaudoudoux l'un pour l'autre. Quand ils se trompaient en offrant un chaudoudoux à une autre personne, ils se sentaient coupables, sachant que leur partenaire souffrirait du manque. Ceux qui ne trouvaient personne pour leur faire don de chaudoudoux étaient obligés de les acheter et devaient travailler de longues heures pour les gagner. Les chaudoudoux étaient devenus si rares que certains prenaient des froids-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudoux. Mais ce faux chaudoudoux compliquaient la situation. Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudoux, elles s'attendaient à ressentir une douce chaleur et s'en réjouissaient à l'avance et, au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s'être donné de vrais chaudoudoux, plus personne n'y comprenait rien ! Evidement, comment comprendre que ces sensations désagréables étaient provoquées par les froids-piquants déguisés en faux chaudoudoux ? le vie étaient bien triste !... Timothée se souvenait que tout avait commencé quand Belzepha leur avait fait croire qu'un jour ou ils ne s'y attendraient pas, ils trouveraient leurs sacs de chaudoudoux désespérément vides.

Mais écoutez ce qui se passa. Une jeune femme gaie et épanouie, aux formes généreuse, arriva alors dans ce triste pays. Elle semblait ne jamais avoir entendu parler de la méchante sorcière et distribuait des chaudoudoux en abondance sans crainte d'en manquer. Elle en offrait gratuitement, même sans qu'on lui en demande. Les gens l'appelèrent Julie Doudoux, mais certains la désapprouvèrent parce qu'elle apprenait aux enfant à donner des chaudoudoux sans avoir peur d'en manquer. Les enfants l'aimaient beaucoup parce qu'ils se sentaient bien avec elle. Eux aussi se mirent à distribuer de nouveau des chaudoudoux comme ils en avaient envie.

Les grandes personnes étaient inquiètes et décidèrent de passer une loi pour protéger les enfants et les empêcher de gaspiller leurs chaudoudoux. Cette loi disait qu'il était défendu de distribuer des chaudoudoux à tort et à travers. Désormais il faudrait un permis pour donner des chaudoudoux.

Malgré cette loi, beaucoup d'enfants continuèrent à échanger des chaudoudoux chaque fois qu'ils en avaient envie et qu'on leur en demandaient. Et comme il y avait beaucoup, beaucoup d'enfants, presqu'autant que de grandes personnes, il semblait que les enfants allaient gagner. A présent, on ne sait pas encore comment ca va finir...

Est-ce que les grandes personnes, avec leur loi, vont arrêter l'insouciance des enfants ? Vont-elles se décider à suivre l'exemple de la jeune femme et des enfants et prendre le risque en supposant qu'il y aura toujours autant de chaudoudoux que l'on voudra ? Se souviendront-elles des jours heureux que leurs enfants veulent retrouver, du temps où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu'on les donnait sans compter ?

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4 H 25

La boîte à bruit, sur la table de nuit, passe du vert au rouge, et diffuse les petits cris de la petite Lola. Pourquoi est-ce que je m'obstine à garder ce truc allumé à côté de moi, puisque la chambre de bébé étant juste à côté de la nôtre, je l'entends aussi bien sans ? Probablement la peur d'être « une mauvaise mère » et de ne pas me réveiller à ses cris. Notez que bien fatiguée, baby-phone ou pas, je dors. C'est déjà arrivé... et le lendemain matin, elle était toujours là, bien vivante, et toujours aussi reconnaissante de me voir... Enfin, cette fois, il en va de ma production lactée...

Ca pique forcément les yeux de se lever à cette heure, d'autant plus que ça tend à devenir rare et que je me couche de moins en moins tôt. Je sais même quand ça arrive : quand, en pleine phase de croissance (donc toute les 3 semaines environ), elle a tété comme une forcenée la veille et s'est couchée plus tôt que d'habitude.

C'est toujours le même rituel.

Ça commence par un jeu de lumières.

J'allume la table de chevet, me lève. J'enfile un pantalon, mon peignoir. Je passe dans le couloir, en allume la lumière, revient dans la chambre, éteins la table de chevet, pour ne pas réveiller le Poilu. Je retourne dans le couloir, ouvre la porte de la chambre, allume la petite loupiotte près de sa table à langer. Elle m'a entendu, et cesse de pousser ses petits gémissements, même pas des pleurs. Je me dirige vers le salon, allume la petite lampe en sel dont la lumière est si faible, si douce. Je reviens à nouveau dans le couloir, éteins la lumière, pour ne pas l'éblouir.

Enfin, je vais la chercher.

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Elle est là, elle m'attend, avec ses grands yeux noirs, grands ouverts. Quand je la prends dans mes bras, l'impatience prend le dessus et elle se remet à pousser des petits... petits quoi ? Pas des pleurs, pas tout à fait gémissements, plutôt des « hiin hiin ».

De retour dans le salon, nous nous installons, là aussi : un rituel.

D'abord, j'ai mon canapé qui va bien, celui a une couverture en laine jeté dessus, et qui me tient chaud au dos et aux jambes. Je m'y assois en tailleur, je la pose sur mon avant-bras, et mon peignoir a juste la bonne épaisseur pour que, son ventre contre le mien, sa tête vienne juste contre mon sein. Je l'installe au sein gauche cette nuit, celui qui a servi en dernier à la précédente tétée.

Et le repas commence.

Elle commence par téter goulûment. Une main sous mon sein, l'autre qui se balade sur ma poitrine, qui me caresse, me griffe un peu. Ses yeux sont plantés dans les miens, les tétées, c'est un peu des discussions. Elle suce d'abord avec force, respirant bruyamment entre deux déglutitions. Suce, avale, respire. Soupire. Elle boit, boit, boit. Puis, quand la quantité de lait diminuant, le débit devient plus faible, elle n'avale plus qu'une fois sur deux, puis une fois sur trois, sur cinq, et enfin, elle commence à s'agiter, tire sur le téton, donne des coups de tête, s'impatiente, repousse des petits « hiiin ».

Je la relève alors, délicatement, et la met au sein droit. C'est fou ce qu'on peut mettre là-dedans. Quand on change de sein, tout change. Elle reprend la tétée, mais moins fort, ses yeux divaguent un peu, se ferment lentement, roulent, partent à la retourne, reviennent. Elle soupire de plaisir, de plus en plus, les goulées sont plus lentes, plus profondes. Elles s'arrêtent de temps en temps pour laisser passe un rot, celui qui permet d'en mettre un peu plus dans la bedaine. Puis ses yeux se ferment, ses goulées s'espacent, ralentissent de plus en plus, et enfin, s'arrêtent. Soupir.

J'attends un peu, puis la relève. Là, c'est trop drôle : elle a la tête de l'ivrogne qui vient de finir sa tournée des bars et commence la phase de cuvage, la trogne toute rouge, les yeux hébétés, la bouche qui bavent un peu. KO la fille.

Je la redresse, tout contre moi, pour le rot de rigueur. Elle s'affale, enfouit sa tête dans mon peignoir, coince sa mimine entre mes deux seins, s'endort. Rote. J'attends encore un peu. Je la caresse avec ma joue, j'embrasse ses cheveux, elle sent tellement bon. On se caresse comme ça, un peu, puis je vais la recoucher. Si elle a suffisamment bu, on n'est pas près de l'entendre avant une demi-douzaine d'heures.

Il est 4H45, je me recouche.

Pourquoi je vous raconte ça ? Pas pour vous donner un mode d'emploi, même si ça peut paraître un peu technique, tout ça. Non, parce que ces expériences, charnelles, ces discussions silencieuses que nous avons dans ces moments-là, comme seules au monde dans le grand silence, sont les plus beaux moments que je n'ai jamais vécus. C'est de la douceur à l'état pur, un moment de volupté sans bornes, et surtout, partagé.

J'adore allaiter. C'est au-delà de tout ce que j'avais imaginé. Oh, toutes les tétées ne me procurent pas cette sensation, certaines sont fatigantes, on aimerait bien abréger un peu, voire y couper. Mais celle de 4H25, c'est bien la meilleure. Je souhaite à toutes les mères de le faire, nous en avons toutes la capacité, au moins pendant le temps que dure le congé de maternité, et c'est tout bénef pour tout le monde : on partage plus que des protéines et des anticorps. On fait connaissance, doucement. On s'observe, il n'y a rien d'autre à faire. Rien à voir avec le biberon, qu'elle avale d'une traite comme une forcené, les yeux exorbités, et dont elle me vomit le quart sur le t-shirt.

Et je vous jure que si au début ça pique les yeux et brûle les seins, ça vaut le coup. Mais attention, comme à chaque fois que votre corps est en jeu, et votre enfant, c'est encore un peu votre corps, et vos seins... carrément !, n'écoutez pas les docteurs, mais que vous-mêmes. Ça n'existe pas un manque de lait, c'est bébé qui boit plus. Y a pas à espacer les tétées, pour atteindre je ne sais quel idéal, c'est bébé qui gère, je vous le jure. A la demande, comme le dodo. C'est tout naturellement que les nuits deviendront plus calmes, les journées régulières. N'essayez pas de lui imposer votre rythme, je vous jure que bébé le prendra de lui-même. Allongez le congé de maternité s'il le faut, votre gynéco compatira, et votre médecin peut-être aussi, si c'est une femme ou un homme un peu bien.

Et peut-être que ça contribuera à mettre fin à cette hypocrisie, et cette absurdité qui consiste à ne nous donner que 2 mois pour ce faire.

MOTHER POWER !!

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Faire-part de naissance

Le soleil du 24 janvier 2008 n'était pas encore levé, que Lola, fille de Volu et de Poilu, voyait le jour.

Ses yeux sont des mines d'anthracite, ses oreilles deux coquillages, son nez un mont de douceur, sa bouche une œuvre d'orfèvre... Sa coiffe de punk, son poids minimaliste, son appétit gargantuesque et sa voix puissante en ont bouleversé plus d'un !

Sans plus attendre, je vous présente la merveille que Volu gardait en son sein (et qu'elle nourrit selon le même mode) : Lola !

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Je suis une vache

Avoir, un, des, enfants, voila une aventure, au long cours même, si vous voulez mon avis (je part du principe qu'étant ici, vous souhaitez le connaître). Elle fait d'ailleurs peur à de nombreuses femmes, dont les craintes peuvent se résumer dans cette bovine métaphore : elles ont peur de devenir des vaches.

Peur de devenir une vache, grosse et grasse, beuglante et qui ne vit que pour se reproduire, aux yeux larmoyants et à la peau lâche, mâchonnant des aliments fades, verts et biologiques à longueur de journées, une usine à lait aux pis démesurés.

Cessons de ne pas nous prendre pour ce que nous sommes mes mignonnes, car tout ça, c'est oublier que nous SOMMES des vaches ! Des mammifères, comme elles, dotées de seins faits pour être brusquement suçotés, et avec la lourde tâche, comme tout ce qui vit, croît et meurt sur cette planète (et peut-être d'autres) de perpétuer notre espèce. Comme elles, notre gestation dure 9 mois et l'allaitement à peu près autant (soit dit en passant, les veaux élevés sous la mère sont les meilleurs...). Comme elles, nos utérus sont prêts à recevoir le bras entier d'un homme pour faciliter (glups) l'extraction de la future bidoche bruyante et turbulente. Comme elles, nos ventres nous empêcheront momentanément de nous mouvoir. Mais réjouissez-vous ! Contrairement à elles, nous serons en mesure de nous plaindre, et d'être comprises, si quelque chose ne va pas.

Peut-être avez-vous saisi, au détour de tel texte ou de tel autre, que l'homme dont je partage la vie est éleveur. De vaches, pour être précise (et de brebis aussi, et devinez quoi... nous sommes AUSSI des brebis). Je ne prétends pas qu'il sera capable d'assurer ma mise bas (hum), et même, je ne le souhaite pas vraiment. Mais désormais mise dans la confidence, me voila dans le devoir de vous dire qu'un accouchement, c'est aussi crade qu'une mise bas : des glaviaux de sang, de la merde (oui !), de la sueur, des cris (de vache), et pour pomponner le tout, l'ingratitude totale du petit être naissant, complètement KO, et dans notre cas, braillard. Beurk.

Car comme elles, nous sommes des animaux. A la peau fragile et délicate, aux pensées évoluées, aux sentiments nobles et patati et patata, peut-être, mais des animaux.

Vous voulez rester belle, jeune et insouciante ? Vous n'aimez pas le bruit ni vous lever tôt ? Vous avez une haute estime de vous-même et souhaitez que ça continue ? Vous voulez garder toutes vos dents, retarder votre vieillissement, conserver votre belle peau de jeune fille ? Vous voulez garder le contrôle de votre vie, de vos sorties, de vos vacances, de vos loisirs ? Et mourir paisiblement ? Rendez service à vos enfants : n'en ayez pas !



Mais pour celles qui seraient quand même tentées par cette expérience longue et douteuse :

Quelques sites :

Pour le matériel indispensable, version bio, nature et compagnie :
Bébé au naturel
Grandir nature

Sur l'allaitement :
Action pour l'allaitement
Mon allaitement

Pour celles qui angoissent, et se posent des questions sur leurs droits, mais aussi sur l'IVG, la contraception... :
SOS Grossesse

Pour celles qui galèrent un peu et qui voudraient recevoir gratis des produits un peu cheap, mais qui ont la bonne idée d'exister :
La Boite Rose

Pour suivre en direct votre grossesse, semaine après semaine et pour discuter avec d'autres mamans :
Etre enceinte

Comme ce dernier site a tendance à être énervant, à cause de toutes ces mères toutes aussi folles de joie les unes que les autres, un livre, strictement équivalent, l'hystérie en moins, et la précision des informations en plus :

Livre de bord de la future maman, par Marie-Claude Delahaye, éditions Marabout.

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La mer et la mariée

Ca fait comme une succession de vagues, comme la marée... Imperceptible si vous n'en faites pas partie...

Contre mon dos, il ondule doucement, ses bras qui font le tour de mon ventre, pour se rejoindre entre mes jambes....

Sur les flancs, on tangue doucement, on froisse les draps avec patience....

La marée monte... dans mes reins, mon ventre.... beaucoup plus haut en fait... jusqu'à la gorge....

Elle monte avec certitude, elle sait ce qu'elle veut cette grande surface tiède.... elle lèche la plage, doucement, l'entame, gagne du terrain... du bout du bout, elle me remonte la vibration de plaisir jusqu'en haut du crâne.

Fiché dans Volu, il s'arrime de ses mains sur mes hanches, et nous basculons solidement sur les genoux, pliés l'un dans l'autre....

Je le sens sur mon foie, mon estomac, qui lui laissent place... je le sens qui remonte tout ce qu'il peut, des ondes jusque dans les dents.... le cerveau à la retourne, l'abdomen brûlant....

Ca prend toute la place dans ton ventre c'en est presque (non, pas du tout, ou presque, mais pas comme quand tu tombes hein ?, ou si, quand tu tombes dans le vide, longtemps, le coeur qui s'arrête, les entrailles qui tentent de faire le point sur ce qui se passe, ton corps, ta tête, tes sens qui cherchent un point d'appui) douloureux.

Un truc énorme bordel ! Kekchose qui te part du bout des pieds, qui s'attarde, s'attarde, s'attarde, revient sur tes entrailles, et qui filent t'exploser le crâne....

Non,c'est pas ça.
Ca part bien du bout des pieds, mais ça se déroule jusqu'en haut, quelque part dans tes cheveux, en prenant toute la place entre les deux.... sur son passage, tout se dresse et se tend, tes jambes, ton dos, ta nuque.

Ou alors, ça vient du dedans, et ça essaie de sortir.

Ou alors ça vient du dehors, et tu en débordes.

Ou alors...

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Valériane

Allez, aujourd'hui, la petite jeunette que je suis va vous donnez un truc de grand-mère, parce que ça faisait longtemps, parce que ça marche, j'en sors, et parce que j'en avais envie, c'est tout.

Sortons les ptites tasses à thé, les napperons, chaussons nos charentaises, et causons Valériane. Officinale de son nom.

Tout d'abord, appréhendons ensemble la forme générale.
C'est vert, de tige.
C'est long du même endroit, de 60 cm à plus d'un mètre, dit le bouquin.
Les feuilles ressemblent à ça (nombril en option):

http://volubilis.jubiiblog.fr/upload/feuillevaleriane.JPG

Les fleurs à ça (papillon en option) :

http://volubilis.jubiiblog.fr/upload/fleursvaleriane.JPG

Ca sent à peu près bon. Disons que c'est super quand on passe à côté, mais intense côté désagréable quand on y met le nez.
Ca pousse absolument partout, sauf sur la côte méditerranéenne, donc venez pas chialer dans mes jupons que vous en trouvez pas. Cherchez dans les coins humides, un peu ombragés, genre fossés, au bord des routes, ou sous le couvert d'une verdoyante forêt.

Vous y êtes ?

Faites-en un bouquet si ça vous branche, j'ai rien contre.
Mais nous, pas bête la guêpe, on va faire mieux, d'accord ? Attention, ça va vous détendre jusqu'à la médula.
Saisissez-vous délicatement de quelques poignées de feuilles, et de quelques racines si le cœur vous en dit.
Rentrez chez vous par là où vous êtes arrivé. Ou pas.
Faites-vous couler un bain comme vous en avez le secret.
Nettoyez les feuilles, à l'eau froide, avec amour et délicatesse.
Coupez les racines en chtits bouts. Pas trop ptits, ho !
Froissez les feuilles. Toujours avec amour, et délicatesse.
Jetez le tout dans l'eau du bain.
Jetez-y vous de même.
Puis calmez-vous, Valériane s'occupe de tout...

http://volubilis.jubiiblog.fr/upload/bainvaleriane.JPG

Bonne nuit....

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La Princesse au Petit Pois

Je ne suis plus "petite et pas grosse", je pense pouvoir l'affirmer sans mentir.

Par contre, il n'y a pas à chipoter, je suis vraiment une Princesse au Petit Pois.

Une vraie véritable ...

Comment ça, vous ne connaissez pas ? Mais si, ce conte, dans lequel la Princesse est toute mouillée, et alors, la mère du Prince... Non, attendez. On va reprendre depuis le début :


LA PRINCESSE AU PETIT POIS

(d'après un conte d'Andersen, ici conté par Vratislav Stovicek, et extrait de l'ouvrage "Les plus beaux contes du monde, illustré par Zdenka Krejcova)

Il y avait une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse, une parfaitement véritable princesse. Il avait parcouru le monde en tous sens pour trouver une fiancée qui répondît à ses vœux, mais il n'y avait pas réussi. Il y avait toujours quelque chose ; un je-ne-sais-quoi qui n'allait pas. Pourtant, des princesses, ce n'était pas ce qui manquait de par le monde, on en trouvait à chaque pas ; mais comment savoir si c'étaient de vraies, véritables princesses ? Il manquait toujours une preuve irréfutable.

Il rentra donc au palais de son père, déconfit et bien triste, et désirant toujours ardemment dénicher sa princesse véritable.

Un soir se déchaîna un horrible mauvais temps, on eut dit que tous les diables s'étaient mis en frais. Il tonnait, il ventait, il pleuvait à ne pas mettre un chien dehors. Tout à coup, on entendit frapper à la porte et le vieux roi alla ouvrir.

Devant la porte, se tenait une princesse. Mais dans quel état ! La pluie lui coulait du nez jusqu'aux pieds et passait au travers de ses chaussures, ses cheveux étaient tout collés et pendaient, sa jupe était trempée ! Un vrai désastre ! Et elle affirmait être une véritable princesse !

La vieille reine ne dit mot, mais pensa en elle-même :
« Bien ! Bien ! Nous allons voir... »

Elle alla préparer une chambre, sortit du lit tous les matelas et tous édredons et posa au fond un tout petit petit pois. Puis elle remit dessus vingt matelas et vingt édredons en duvet d'eider. Elle appela la princesse et la fit coucher.

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Le lendemain matin, ils lui demandèrent comment elle avait dormi.

La princesse poussa de gros soupirs et gémit :
« Affreusement mal ! Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit ! Dieu sait ce qu'il y avait dans ce lit ! Je ressentais sous moi quelque chose de si dur que j'en ai le corps couvert de bosses et de bleus ! »

A ces mots, ils reconnurent qu'elle était, véritablement et sûrement, une vraie princesse, puisque à travers vingt matelas et vingt édredons, elle avait senti le petit pois.

Aussi le prince La prit immédiatement pour femme. Quant au petit pois, ils l'exposèrent avec le trésor royal et vous pouvez l'y voir si vous en avez envie.

Et sa chez bien que mon histoire est une véritablement vraie histoire, qui est véritablement arrivée.


http://volubilis.jubiiblog.fr/upload/petitpois.jpg

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De l'art d'être Petite

La panoplie de la parfaite petite petite.

Vous êtes petite ? Certains ont dit « rachitique », et vous n'avez pas aimé ? J'ai votre solution !
A ceux qui ont dit ça, commencez par leur dire, pour faire simple et en n'essayant surtout pas de vous grandir, que le monde est divisé en deux personnes : les petits et les cons.

Normalement, si vous êtes une vraie petite, vous devez courir vite. Courrez.

Ensuite : assumez ! C'est épatant d'être petite ! Tu te souviens pas de ce qu'elle te disait ta mère grand ? Les meilleurs parfums dans les petits plats, ce qui est mignon (argh !) est petit, tout ça ?

Ensuite : pensez aux grands qui ne savent pas où se mettre ! Vous, vous vous mettez partout... !
Pensez aux normaux-moyens, qui sont normaux-moyens !
Sans oublier que vous ne vous cognez jamais au haut des portes basses.
Alors, c'est-y-pas bien d'être petite ?

Bon, ceci fait, passons aux béquilles.

Oui, parce que si c'est bien d'être petite, tout le monde ne l'a pas remarqué, et le monde est désespérément fait pour les moyens-normaux. Donc il vous faut des béquilles. Elles sont aux nombres de 7, chiffre très magique et très pratique, pour ne parler que des plus importantes. Il s'agit de compenser le manque de matière que vous offrez aux regards pressés par toutes sortes de qualités remarquables, qui vont permettrons d'acquérir sereinement votre autonomie dans un monde de grand.

LA VOIX.
Haute bien sûr ! Si vous ne parlez pas fort, parlez vite, mais bien. Au minimum parler bien et surtout distinctement. Votre rire : jouissif. Pas d'intérêt à faire les choses à moitié. Pleurez vraiment quand vous pleurez, criez pour de vrai, énervez-vous à 100%.


LE SOURIRE
Ben pardi ! Mettons que votre voix, soit, fortuitement, comme la mienne, TROP haute, voire désagréable, ne l'infligez pas systématiquement ! Préférez le sourire pour intercepter l'inconnu qui vous aidera à attraper le magazine « Lire » que le tenancier met toujours désespérément trop haut, ou le parmesan, loin, loin de votre regard, au-dessus du rayon. C'est la première impression qui compte ! Si vous vous débrouillez bien, on vous trouvera « mignonne » (argh) et vous aurez une petite cajolerie en plus du paquet de parmesan.


LES YEUX
J'ai parlé de votre voix. C'est bon, on l'a remarqué, votre voix utérine de pucelle énervée ! Ne maquillez pas votre bouche, plutôt vos yeux. Ce que vous voulez, mais rien qui rétrécisse encore ! Donc le noir en petite quantité. Pareil pour les fringues d'ailleurs. Je suis sûre que le bleu, le rouge et l'orange vous vont à ravir. Sauf si vraiment vous aimez faire petite. Volu est toujours en noir. Le battement de cil : léger, presque invisible, il faut qu'il ne soit pas sûr d'avoir bien vu. Un mec qui se croit « branché » est toujours serviable. Souriez, clignez.

LE LOOK
Jetez les talons hauts, les coiffures à étages et les bouts de coton dans le sous-tif. Réfléchissez : votre but finalement, en faisant cela, c'est d'arriver à faire en sorte qu'un homme beau et fort enlève tout... vous me suivez ? Bon, et bien, là, qu'est-ce qu'il voit ? « Woua, t'es p‘tite, j'avais pas vu ! » Et de rire de vous. Ce serait bête, même si vous commencez à prendre plaisir à expliquer en quoi est divisé le monde.


LA POINTE DES PIEDS
Au cas où le type ne vous aurait vraiment pas vue, va falloir faire seule. Attention, être sur les pointes quand on est une petite, c'est pas comme quand les moyens-normaux le font ! Non ! C'est vraiment comme les danseuses, sur l'extrême bout des doits de pieds, sur une seule jambe et bras opposé tendu vers l'objet de ses convoitises, pour être le plus longue possible. Etirement vertébral, équilibre ultime pour l'optimisation de la réduction de la distance. A un moment, quand le dos coince précisément, on préfère aller chercher une chaise.

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LA CHAISE
Vous avez le droit d'avoir honte. Mais vous pouvez aussi ne pas, vous verrez, ça facilite la vie. N'ayez pas peur de traverser la salle à manger de vos hôtes, votre propre chaise à la main, pour aller chercher le sel sur le frigo, ça se fait chez les petits. Et un escabeau dans chaque pièce, c'est être prête à subvenir à n'importe quelle éventualité de nature domestique.

LE COUSSIN
Eh non... toujours pas la peine d'avoir honte. S'il faut demander un coussin chez le coiffeur, qu'y faire ? Dites-vous que vous êtes la mieux installée. SAUF si on vous apporte la pile de bottins... là, changez de coiffeur.

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Hermann, gâteau de l'amitié

Connaissez-vous Hermann (ou Zoe, ou Joe... on ne sait pas trop non plus s'il vient d'Alsace ou de Hollande....) ?

Ceux qui ne l'ont pas gouté prétendent qu'il ne s'agit que d'un vulgaire hoax, du même acabit que ces chaines "du bonheur" qui vous promettent 1000 malheurs si vous la rompez...

Mais non. Hermann est un gâteau. Son principe est simple : c'est un levain (eau et farine fermentés) que l'on entretient pendant une dizaine de jour, puis qu'on divise et qu'on distribue autours de soi, afin qu'il soit nourri, de nouveau divisé, distribué.... et ainsi de suite. Ce n'est pas "sale" (pas plus que votre fromage préféré), et surtout c'est VIVANT (commevotre fromage préféré), ce qui signifie qu'Hermann peut MOURIR si vous ne vous en occupez pas.
Das ist claar ?

Vous pouvez attendre qu'on vous offre un Hermann, ce qui vous épargne la fabrication du levain mais pas de le nourrir bien sûr, ou alors faire le levain vous même et commencer une nouvelle chaine...

LEVAIN :

http://volubilis.jubiiblog.fr/upload/levain.jpg

Jour 1 : Dans un (grand) pot en verre, mélanger 30g de farine à 30g d'eau tiède (plus une demi cuiller à café de sucre roux ou de miel pour augmenter les chances de fermentation. Lorsque vous remuez votre levain ou Hermann, c'est toujours avec une cuiller en BOIS, surtout pas de métal en contact avec lui!). Bien mélanger puis ranger à l'abri de la poussière, recouvert d'un léger linge (il faut que ça RESPIRE). La température idéale se situe entre 20 et 25 degrés. Un séjour au frigo, ou pire, au congélateur, tuera votre levain, et même Hermann tant qu'il n'est pas cuit. Laisser reposer.

Jours 3 et 4 : ajouter les mêmes ingrédients dans les mêmes quantités que le premier jour, mélanger. Je rappelle qu'il s'agit de FERMENTATON: les bulles, l'aspect spongieux et l'odeur un peu dérangeante sont normaux et même BON SIGNE. Votre levain gonflera, diminuera et regonflera au gré des jours où il repose et ceux ou vous le nourrissez. Pareil pour Hermann en particulier.

Jours 6 et 7 : mettre dans un GRAND récipient (il va grossir!). Pesé et ajouté le même poids en farine et en eau tiède. Laisser de nouvau reposer.

Jours 9 et 10 : votre levain est prêt à être utilisé, à devenir un petit Hermann, en le divisant en 4 et en en distribuant 3. Vous pouvez aussi le maintenir à l'état de levain, à l'infini, en recommencant aux jours 3 et 4 (ou faire les deux en en distribuant que 2...).

HERMANN

Pas de photo, vive l'inconnu (je fais ça parce que je sais que les gens se posent pas mal de question sur ce genre de gâteau...pourquoi donner des réponses ?) !

Jour 1 : Vous recevez Hermann. Vous êtes content et ça suffit pour aujourd'hui. N'oubliez pas de dire merci si on vous l'a donné. Ne le mettez pas dans un plat en métal, couvrez le, mettez-le à température ambiante, ou un peu plus (comme pour le levain)

Jours 2 et 3 : remuer (cuiller en bois...).

Jour 4 : il faut nourir Hermann ! Donnez-lui 1 quart de litre de lait, 125g de farine et 200g de sucre.

Jours 6, 7 et 8 : remuer.

Jour 9 : Hermann a encore faim ! Donnez-lui donc la même chose qu'au jour 4.

Jour 10 : Nourrissez Hermann une dernière fois ! Donnez-lui 250g de farine, 200g de sucre, 3 oeufs et 150g de beurre fondu. Puis vous pouvez ajouter un peu ce que vous voulez (noix, noisettes, noix de coco, raisins secs, banane...) mais les classiques sont : pommes (3) et pépites de chocolat (1 sachet, ou hum, pas loin d'une tablette en fait...).
C'est absolument grandiose quand il y a plein de choses dedans, fruits secs, graines grillées ou pas...
Mélanger, beurrer un moule, y versez la pâte puis saupoudrer de sucre.
Laisser reposer une dernière fois, d'une demi journée à une journée entière (il faut qu'il gonfle bien), toujours au chaud.

Puis cuire sur thermostat 6 ou 7 (180 degrés environ) pendant 45 à 50 minutes....
dégustez à plusieurs ce gâteau de l'amitié que vous avez fait avec amour.....

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